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Biographie d'Elizabeth Goudge
   
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Ascendance d'Elizabeth Goudge

Elizabeth Goudge est née le 24 avril 1900 à Wells dans le comté du Somerset.
Romancière anglaise, elle est l'auteur de nombreux romans, de nouvelles et de livres pour enfants.

En 1934 En 1945 En 1957

Son père, Henry Leighton Goudge (21 décembre 1866 - 24 avril 1939) au moment de sa naissance est vice doyen du séminaire et principal au collège théologique, "Wells Theological College". Il servait à la cathédrale en tant que pasteur de l'église anglicane. Théologien, il lui enseigna les écritures.
Sa mère, Ida de Beauchamp Collenette (1874 St peter Guernsey - 4 mai 1951 Cokington Devon) est originaire de Guernesey dans les iles anglo-normandes.
Ils se sont mariés à Hampton Hill, comté de Middlesex, près de Londres, le 6 janvier 1898. Elizabeth vit le jour le 24 avril 1900 et fut leur seul enfant.
Ils habitaient dans une maison à tourelles décrite dans La cité des cloches.


Au moment du mariage,
Henry réside au 16 Vicars close à Wells. Il est "bachelor" (célibataire)
Ida réside à Walton lodge à Hampton Hill. Elle est "spinster" (célibataire) En 1891, elle habite la paroisse de St peter in the wood à Guernsey

1) Guernsey

Les parents de Ida sont Adolphus Collenette et Marie louise Ozanne. Adolphus né en 1842 à St Peter port Guernsey est recensé en 1861 à St Pancras, 150 Tottenham court road. Il est assistant de Mr Ayers, marchand de toile de lin. Il se marie avec Marie louise en 1868 à Islington London.En 1881, ils habitent Ruette Brayes road. En 1911, Adolphus est Mineral Waters manufacturer. En 1917, il publie une carte des précipitations de Guernsey, résultat de plusieurs années de collecte à travers l'ile. Pharmacien exerçant "Commercial Arcade" à St Peter port, il était également un scientifique reconnu par la société Guernessiaise. Il décède le 7 mai 1922 comme l'indique le faire-part paru dans le numéro 109 de Nature.
Le grand père d'Adolphe était "china dealer", marchand de porcelaines.
Le grand père d'Ida, William Ozanne, signa le 16 mai 1856, l'acte de vente par lequel il cédait Hauteville House, située au 38 rue Hauteville à St Peter port, à Victor Hugo.
Celui-ci l'habitera de 1856 à 1870. Cette maison aurait été construite en 1800 par un corsaire anglais. Elle est actuellement un musée dédié à Victor Hugo.
2) Wells
Comté du Somerset

Elle passe ses premières années au pied de la cathédrale, dans une maison à tourelle décrite dans son roman "La cité des cloches".

A 3 ans, son père est nommé doyen et ils déménagent en traversant la rue dans une vieille maison avec des anges sculptés dans les coins des pièces. Dans un interview parue le 6 octobre 1957, elle dira que cette maison recelait des cachettes merveilleuses dans les angles et des couloirs bien sombres.

Tous les étés, son grand bonheur était d'aller avec l'une de ses tantes voir ses grands-parents à Guernesey. La famille de sa mère vivait dans les iles anglo-normandes depuis de nombreuses générations et elle était fière de son sang normand. Elle chérissait ses grand-parents très français d'allure.
Ses trois jeunes tantes (Emily, Irène constance et Marie louise) n'arrêtaient pas de jouer avec elle sur les collines de bruyère et dans les creux de rocher. Elle a décrit l'île et sa famille telles qu'elle se les imaginait dans son roman "L'arche dans la tempête".

Son grand père maternel est Adolphus Collenette (1841-1922) chimiste reconnu par la société de Guernesey.
3) Ely
Comté de Cambridge

En 1911, la famille déménage à Ely dans le comté de Cambridge. Elle a 11 ans. Son père est nommé chanoine à la cathédrale avec une charge de principal au collège théologique. Ils y séjourneront 12 ans. Dans cette petite ville charmante située sur une faible éminence au milieu de la grande étendue plate des marais, Elizabeth mène une vie tranquille, suivant les offices dans la cathédrale, allant avec d'autres enfants à pied ou à dos de poney par les vieux sentiers herbus. Elle écoutait les leçons d'une nouvelle institutrice à qui on avait dit qu'elle était une enfant délicate et ne pas trop la bousculer.

En 1914, au moment où la guerre commence, ses parents l'envoient dans un pensionnat sur la côte du sud, à Grassendale School, South Barne Hampshire. Elle raconte que c'était une école sans examens où on apprenait plutôt à enrichir la vie. Elle jouait du violon dans l'orchestre, lisait et jouait Shakespeare avec fièvre et passion. Après la fin de la guerre, elle revint chez ses parents. N'étant pas très riches, ils envisagent une activité où Elizabeth pourrait gagner sa vie.
Elle se mit à écrire des contes pour enfants et publia en 1919 un volume "The Fairies' Baby et autres histoires" chez l'éditeur "Morland, Amersham, Bucks, & London" qui ne s'est pas vendu.

Elle entre à l'école des beaux arts de Reading près d'Oxford. Elle y apprend les arts appliqués (tissage, travail du cuir, broderie, ...) Elle mit trois ans, dit-t-elle, à découvrir que ses pinceaux valaient encore moins que sa plume.
4) Oxford

Comté d'Oxford

En 1923, La famille quitte Ely et arrive à Christ Church, l'un des principaux collèges de la ville d'Oxford, siège de l'évéché, le seul ayant en son sein une cathédrale. Son père est nommé "regius professor of divinity", professeur de théologie. Ils habitent "Tom Quad", l'une des 4 cours carrées de Christ Chrurch. L'activité intellectuelle de la ville réveille en elle "la vieille démangeaison d'écrire". Donnant des leçons de travaux pratiques, elle se lève tôt, écrit avant le déjeuner, tard le soir et à tous ses moments perdus. Entreprenant de faire des pièces de théatre, il s'avèra que les directeurs de théatre de Londres furent tout aussi insensibles que les éditeurs de journaux d'enfants.

Ce n'est qu'à 32 ans qu'elle rencontre son premier succès avec une pièce sur les soeurs Brontë jouée dans un théatre d'amateurs. Le volume de ses pièces envoyé à différents éditeurs ne les intéressent pas. Pourtant, l'un des éditeurs lui suggère d'écrire un roman. Un an auparavant, elle en avait jeté un au feu.

Son premier roman est publié en 1934 par Gerald Duckworth;"Island Magic" (l'arche dans la tempête) consacré à son cher Guernesey devient immédiatement un grand succès en Angleterre et aux Etats-unis. Il est basé sur les légendes des iles du "Channel" et largement inspirée des histoires racontées par sa mère, originaire de Guernesey. Les personnages de ce roman, André et Rachel du Frocq et leurs 5 enfants, seront repris dans plusieurs textes. Une autre facette de sa carrière d'écrivain lui fut offerte par son agent littéraire, Nancy Pearn, qui l'invita à publier dans des magazines dont le Strand magazine. Ensuite viendront en 1935 The middle window, L'appel du passé ayant pour cadre l'ouest de l'Ecosse et les Hébrides, City of bells, la cité des cloches en 1936 et Towers in the mist, Amours d'Oxford, en 1938, inspiré par sa maison à l'Université.
5) Barton

Comté d'Hampshire Barton on sea à gauche de la carte

En 1938, suite à une opération, convalescente, elle déménage au bord de la mer dans un bungalow à Barton on sea. Le jardin délicieux, le paysage plein de poésie avec l'ile de Wight de l'autre coté de l'estuaire lui permettent de se rétablir.
Le 24 avril 1939, son père décède. Durant plusieurs mois, il lui est impossible d'écrire.
Plus tard, elle passa des vacances dans le Pembrokshire proche du Pays de Galles qu'elle apprécia beaucoup.
6) Marldon (Devon)

Comté du Devon

Elizabeth et sa mère partent habiter à Marldon près de Cokington et de Torquay dans le Devon au sud de l'angleterre. Vendant le bungalow de Barton, Elles font construire "Providence cottage" au début de Westerland valley. Elle écrit The bird in the tree, L'oiseau dans l'arbre (1940) premier des 3 romans consacrés à la famille Eliot, sa série préférée.

La beauté des paysages du Devon et la nécessité de gagner de l'argent eurent pour conséquence une période prolifique. Durant les années de guerre, elle publia successivement Smocky house, A castle on the hill et Henrietta's house, aussi appelé The blue hills, une suite de La cité des cloches. Ces livres lui rapportèrent suffisamment d'argent pour finir de payer Providence cottage.

Plusieurs recueils de nouvelles virent également le jour jusqu'à la parution en 1944 de Green Dolphin Country (Le pays du dauphin vert)
Elizabeth avait été très préoccupée de l'accueil qui serait réservé à son livre. Celui-ci avait été écrit dans des circonstances difficiles, notamment pendant un raid aérien; elle avait tant donné d'elle-même qu'elle était proche de l'épuisement. Son agent jugea préférable, à cause du manque de papier dû à la guerre, de ne pas le publier. Elizabeth n'avait plus qu'à essayer d'oublier son vieux dauphin lorsqu'un télégramme arriva d'Amérique l'informant que son éditeur américain avait présenté son livre au concours cinématographique de la Metro Goldwin Mayer et que son livre avait remporté le premier prix doté de 30000 livres (125000 dollars). Louis B. Mayer en fit un film en octobre 1947 sous le titre Green Dolphin Street, qui fut également primé. Elle réalisa soudain qu'elle avait atteint la célébrité, moment difficile car elle n'en voulait pas de son vivant.

Ce livre lui apporta: 4000 livres après déduction des impôts et des taxes, un flot de journalistes qu'elle essaya d'éviter et un important courrier, dont des demandes d'aides financières, qu'il ne lui fut pas permis de satisfaire. Elle raconte dans son autobiographie que dans un accès de désespoir, elle jeta un paquet entier de ces lettres dans le feu. C'est quelquechose qui me hanta jusqu'à mes derniers jours, dit-elle.

Après la guerre, elle remporta en 1946 le prix "Carnegie medal" avec The Little White Horse, le petit cheval blanc, un conte pour enfants.
Ensuite, ce fut The herb of grace appelé aussi Pilgrim's Inn , L'auberge du pèlerin et Gentian hill, La colline aux gentianes, Le parfum des évangiles et The valley of song, La vallée qui chante.
7) Peppard common - Rose cottage (1953-1984)

Comté d'Oxford

A la suite du décès de sa mère à Cokington le 4 mai 1951, après un passage à Harewood House dans le Hampshire, elle revint dans l'Oxfordshire où elle a trouvé la demeure dont rêve tout écrivain, une maison de campagne du XVIIème siècle avec un jardin modeste mais agréable.
Elle décrit la vue ainsi: "des fenêtres, on n'a vue que sur ce jardin, des champs, des bois et un bon bout de ciel.



Elle vécut dans cette maison nommée "Rose Cottage" à Peppard Common à coté de Henley-on-Thames, dans le sud du comté d'Oxford, avec Jessie Munroe, son amie, jusqu'à la fin de sa vie.
Elle y publia La maison des sources et Le jardin de Belmaray.

Elle s'éteignit le 1er avril 1984 à Rose Cottage. Une plaque bleue y fut posée en son hommage en 2008.

Rotherfield Peppard est l'une des 3 paroisses de Peppard common: (Rotherfield Peppard, Rotherfield Greys, and Highmoor)

Depuis l'année 2000, le trophée Elizabeth Goudge organisé par the Romantic Novelists' Association (RNA) dont Elizabeth Goudge a été vice_présidente,
récompense la meilleure nouvelle historique de l'année limitée à 1000 ou 2000 mots. Le "Elizabeth Goudge Trophy" est un élégant bol en argent
Plus d'infos:
http://en.wikipedia.org/wiki/Romantic_Novelists'_Association
http://www.romanticnovelistsassociation.org/index.php/about/our_story
8) Elizabeth Goudge et son père

Le père d'Elizabeth, Henry leighton Goudge, est né le 21 décembre 1866 dans une famille londonienne, à St Mary Islington. Ses parents, Henry et Elizabeth, eurent quatre enfants: deux de ses frères décèdèrent en bas âge et plusieurs années le sépare de sa soeur cadette.
Le père d'Henry travaille à la banque d'Angleterre. Sa mère souffrira d'asthme toute sa vie. Ils sont tous deux profondément et rigoureusement membres de l'église réformée.
Henry est passionné de théatre et de cricket dont il peut observer le jeu de sa fenêtre. Malheureusement, il ne peut pas y participer à cause de son asthme. Il parcourt chaque jour un long chemin, par tous les temps, à travers la lande pour aller à l'école. Il y est victime des brutalités coutumières aux écoles publiques de cette époque, écoles pourtant censées préparer les garçons à affronter les difficultés de la vie.
Il cherche à approfondir sa foi. En dépit de ses parents, il a soif de trouver des réponses aux questions qu'il se pose. Il n'est pas très proche de son père dont les seuls sujets d'intérêts sont représentés par son métier et par le jardinage. Il est par contre proche de sa mère, toujours souffrante, qui s'éteindra lorsqu'il se trouvera à Oxford pour ses études.

Tous ceux qui le cotoient lui reconnaissent un grand amour de la personne humaine. Très proche d'Elizabeth, elle sera son modèle dans de nombreux domaines. Ayant tous deux, une mère malade, ils s'efforcèrent d'être de bons chrétiens. Leur amour des animaux, en particulier des chiens, leur amour du théatre, leur penchant pour les petites églises de campagne seront des sujets qu'ils auront plaisir à évoquer ensemble.
Il lui transmit l'idée de faire avec joie le bien dans sa famille et dans la communauté qui les entouraient. Ils entretiendront toute leur vie une importante correspondance avec des centaines de personnes. Sans être parfaitement similaires, leurs idées sur la religion exclurent sectarisme et étroitesse d'esprit, contraires aux enseignements du Christ.
Ils aimaient tous deux les longues marches à travers la campagne et les randonnées à vélo. L'observation des oiseaux, des premiers papillons et des fleurs d'automne dont les asters d'automne participèrent à leur bonheur.
Ils furents tous deux des auteurs publiés. Conscient des difficultés de l'écriture, il l'encouragea et lui donna des conseils durant toute sa carrière.
Source: The joy of the snow, an autobiography by Elizabeth Goudge.
Quelques belles phrases trouvées sur des forums pour décrire son oeuvre:

Seli, forum "The-inn-at-lambton":
Elizabeth Goudge est l'écrivain qui a le mieux traduit ce moment où l'irrationnel fait irruption dans notre vie ... et ses romans parlent de ce monde merveilleux qui parfois se laisse approcher. Elle fait entrer la magie dans notre vie, magie d'un instant, d'un moment où le temps suspend sa course et où la Nature se laisse deviner.
Il y a dans tous ses livres, des jardins, des enfants, des secrets enfouis et la tranquille Bienveillance Divine qui veille sur tous. Elizabeth Goudge a cette conviction que l'observation de la Nature et l'aspiration à la Beauté sont les meilleurs guides pour l'éducation d'un enfant.

Clinchamps, forum "The-inn-at-lambton":
Elizabeth Goudge donne au temps un autre rythme, comme si c'était du temps hors du temps. Elle nous apporte un sentiment de paix. Je trouve son écriture particulièrement belle et généreuse; la délicatesse poétique de ses descriptions de la nature, sa finesse d'analyse des sentiments de ses personnages, le merveilleux, la campagne anglaise et les légendes. C'est sa croyance au merveilleux et à l'inexplicable qui donne à ses romans ce ton si particulier, si propice à l'imaginaire et au rêve. L'alchimie des maisons est un thème récurrent de ses histoires. Nous sommes "partie intégrante" de ses romans.

Majeanne, forum "The-inn-at-lambton":
Elle me fait du bien, me charme, m'ensorcèle, m'apaise. Elle est comme une tisane bien chaude près d'un feu de cheminée, comme un pommier en fleurs dans un verger sous un ciel bleu, comme la fourrure douce d'un chat qui ronronne. Quel apaisement, quelle paix du corps, de l'esprit et de l'âme. Elle voit le monde tel qu'il est, sans complaisance mais jamais sans espérance. Une leçon de vie et une merveille de douceur et de bien être.



Liens de documentation:

 1) Article de Liliane Volokove, "Elizabeth Goudge, romancière de l'âme":   (plus disponible sur le site graal.ch)    disponible ici
 2) Article dans L'écho de la mode du 6 octobre 1957:   cliquer ici
 3) 20th-Century American Bestsellers:                   http://unsworth.unet.brandeis.edu/courses/bestsellers/search.cgi?title=Green+Dolphin+Street
 4) http://en.wikipedia.org/wiki/Elizabeth_Goudge
 5) http://www.oxfordshireblueplaques.org.uk/plaques/goudge.html
 6) Elizabeth Goudge Society: http://www.elizabethgoudge.org/
 7) http://www.anglophilebooks.com./goudgbib
 8) http://www.marldonhistory.co.uk/html/elizabeth_goudge.html